Référendum

Référendum - Scrutin du 29 mai 2005

Les Résultats

>Taux d'Abstention

30,63%

> Résultats validés

Oui: 45,33 %  Non: 54,67 %

Source: Conseil Constitutionnel

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recommander

Archives du site des CNRJ


Bienvenue sur les archives du site des Comités du "Non" Républicain de la Jeunesse !
 




Ce site est une copie du site de la campagne référendaire 2005 des Comités du "Non" Républicain de la Jeunesse au 1er janvier 2006.

Il est mis en ligne uniquement à des fins documentaires.
Les forums et les formulaires ont été désactivés.

Site des Jeunesses Citoyennes: www.jeunesses-citoyennes.fr.st

 

Vendredi 8 juillet 2005 5 08 /07 /Juil /2005 00:00

 Quel avenir pour la gauche ? Pour une maïeutique de l’alternative...

Par Georges SARRE, Ancien Ministre et Premier Secrétaire du M.R.C.

Dix ans après l’élection de Jacques Chirac, la fracture sociale est devenue abyssale. La coupure entre le peuple et les élites de toute nature s’est transformée un précipice. Le « non » du 29 mai est un cri du peuple, le cri d’un peuple abandonné, délaissé, sacrifié. Ce « non » est d’abord un « non » républicain et un « non » de gauche. C’est un « non » pour l’emploi, la justice sociale et la souveraineté populaire. Les Français ont rejeté un texte qui avait pour prétention de les enfermer dans les chaînes d’un marché sans limite et dans un foisonnement de procédures contentieuses, tout en mettant le pays à la remorque de l’atlantisme.

Ce « non » populaire exprime une attente. Le peuple de France tient au modèle républicain et à sa dimension sociale. Dans la tourmente de la mondialisation, les Français demandent à l’État de les aider et de les soutenir, et non de se dépouiller au nom du dogme néolibéral et de la « ringardisation » de la souveraineté populaire.

Que le mandat ainsi reçu par les gouvernants français ne soit pas simple à mettre en oeuvre aujourd’hui dans les négociations internationales, chacun en conviendra. Que la droite libérale soit incapable de respecter ce mandat, chacun le comprendra. À la gauche de proposer un projet conforme aux aspirations populaires, et de se donner les moyens de ne pas les trahir à la première difficulté venue.

Relance de la croissance économique, protection des emplois et savoir-faire européens, politique industrielle, défense et extension des services publics, redressement de l’école républicaine et de l’ascenseur social, rénovation de la démocratie... Tels sont les principaux chantiers de l’alternative que la gauche doit construire et mettre en oeuvre en 2007.

Le séisme du 29 mai impose de lourds devoirs à la gauche. Il ne s’agit pas d’amender la vulgate social-libérale, qui a depuis trop longtemps contaminé une trop grande partie de la gauche. Il faut à la gauche un véritable projet de société, relayé par une structure politique nouvelle, dirigée par des leaders légitimes.

Cette refondation profonde de la gauche n’est pas une tâche aisée. D’autant que le temps presse : nous avons deux ans. C’est pourquoi le MRC appelle d’ores et déjà à des états généraux de toute la gauche, pour élaborer le projet et la stratégie qui permettront la victoire en 2007, et, au-delà, une véritable alternative politique en acte. Ces états généraux doivent rassembler, sans tabou ni exclusive, l’ensemble des partis et courants de gauche, et associer les syndicats et les mouvements d’éducation populaire...

Dès la fin de l’été, des rencontres de toute la gauche doivent permettre de définir les termes du débat pour éviter tout marché de dupes. Il faut par avance éviter les déclarations ambiguës, germes de tous les reniements, et préciser le sens que chacun accorde aux grands concepts communs au patrimoine de toute la gauche : « services publics », « laïcité », « souveraineté populaire », « sauvegarde et développement de l’emploi », « développement durable »...

Sur ces bases conceptuelles précisées, il importera ensuite de lister tous les points d’accord et tous les points de désaccord, sans faux-semblants. Ce diagnostic clair doit être le point de départ d’une véritable maïeutique de l’alternative, dont chaque étape doit être faite de dialogues argumentés, précis, thème par thème.

Alors, viendra le temps de dessiner un projet de société et un programme de gouvernement.

Et c’est en dernier ressort que se posera la question des structures et des hommes les plus adaptés pour porter ce projet.

Il est clair que, sans ce travail d’accouchement itératif honnête et sans complaisance, il n’y aura en guise de refondation de la gauche qu’un énième rafistolage. Ce ne serait ni à la hauteur de l’histoire de nos idées ni à la hauteur de l’attente de nos compatriotes. Et nous risquerions fort de provoquer une violente déception, proportionnelle à l’espoir suscité par la victoire du 29 mai. Le MRC ne se prêterait pas à cette mascarade et préférerait, dans une telle hypothèse, défendre sous ses couleurs la cohérence de son projet. Mais, a contrario, nous ferons tout pour favoriser une refondation profonde. Le vote du 29 mai ouvre les portes de l’avenir... Il est grand temps.

 

Par CNRJ - Publié dans : Dans les médias
Voir les 0 commentaires

Le RdV du Jour

Actualités > Zone hors AGCS

 




21 janvier 2006 > Rencontre sur le libéralisme économique

>Le programme complet de la rencontre en cliquant ici. Renseignements auprès du siège national ou par courriel à contact@jeunesses-citoyennes.fr.st


Nouvelle année > La carte de Voeux des Jeunesses Citoyennes

>Les Jeunesses Citoyennes vous invitent à découvrir leur carte de Voeux en cliquant ici




Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus